Surpoids et obésité : les fondamentaux

Surpoids et obésité

Bilan des chiffres du surpoids et obésité en France

Avant d’aller plus loin dans cet article à propos du surpoids et obésité prenons du recul… Juste 3 secondes… Inspirons et soufflons…

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2

3…

….C’est fait ?

Allons-y…

Cessons quelques instants notre flagellation quotidienne de mauvaises pensées en rapport avec notre corps…

Redescendons d’un cran dans nos angoisses et tentatives de bien-être zazen (qui sera sabordée par une religieuse au chocolat, non invitée du soir, sur le coin de notre table – merci chéri(e) !)  et après tant d’effort de restriction en cette journée (nous ne remercierons pas Marie – le nom a été changé -, chère collègue de bureau ayant toujours 15 Mars, 8 Snickers, et 3 paquets de Tagada dans son caisson non-stop) et rappelons la situation par 2 définitions et quelques chiffres factuels :

Pour caractériser l’obésité et le surpoids, on utilise l’indice de corpulence (IMC) qui se calcule en divisant le poids (en kg) par la taille (en m) au carré. La valeur normale est de 20 à 25 chez l’homme et de 19 à 24 chez la femme. On parle de :

  • Surpoids pour un IMC entre 25 et 29,9
  • Obésité pour un IMC entre 30 et 39,9
  • Obésité morbide pour un IMC à partir 40

En juin 2021 (déjà 1 an), la Ligue contre l’obésité en France annonçait les résultats suivants : (on prend le temps et on lit limpidement à haute voix)

« Près d’un adulte sur six souffre d’obésité »…………….Oui……Basique.

On répète :

« Près d’un adulte sur six souffre d’obésité »…

Autre donnée…

«  Le surpoids atteint 30 % de la population »…….…Simple.

Pour modéliser dans notre esprit bourré de pression : si ce n’est pas nous qui sommes touchés, c’est au minima un membre de notre Famille ou un(e) ami(e) proche !…………..Point.

En 2020, 17 % des adultes étaient en situation d’obésité, soit près de 8,6 millions de personnes…..

Je répète….

8,6 millions de personnes !

(17% en 2020 contre 15 % en 2012 et 10,1 % en 2002, subtil détail).

Cependant, la proportion de personnes en surpoids recule de deux points par rapport à 2012 (NDLR : hors période de Covid, ce taux est à prendre avec des pincettes – avouons-le, Deliveroo et Uber Eats n’ont jamais aussi bien fonctionné !).

Au total, « près d’un Français sur deux est en situation de surpoids et/ou d’obésité », souligne « La Ligue », fédération créée en 2014 pour « changer le regard sur l’obésité et améliorer la prise en charge médicale de cette maladie »

C’est dit…Enchainons…

Recontextualiser pour mieux définir son corps.

Avant de « définir » consciemment (ou inconsciemment par réflexe pavlovien) notre corps comme en surpoids ou en obésité, il est primordial de se reporter aux données des professionnels de santé. Réseaux sociaux, médias… Vous aurez toujours l’air « trop » ou « pas assez » pour quelqu’un. Alors avant de vous auto-définir comme en surpoids ou obèse, regardez ce qu’en dise les organismes de santé.

Nous sommes tous confrontés, quoiqu’il en soit, au « culte du corps » : suis-je trop grand(e), trop petit(e), trop mince, trop gros(se), mal foutu(e)? Et au nom de quoi suis-je bien ?

Médias (tous supports !) ; réseaux sociaux/influenceurs-influenceuses ; entreprises du CAC40, et j’en passe nous renvoient  à notre bourrelet du confinement (exposable ou non à la piscine du quartier cet été) ; notre consumérisme décadent et excessif (on a cherché à compenser quoi aujourd’hui ?) ;  nos rondeurs d’excès qui prennent place avec l’âge (aïe aïe aïe) ; nos courbes qui s’élargissent avec le temps (manque d’envie, de motivation, ou de temps) ; notre dimorphisme amplifiant avec notre myopie (saloperie) ; nos traumas (merci Maman, merci les copains, merci la vie…)

Ils/elles nous renvoient sans cesse à notre rapport avec l’alimentation industrielle néfaste, ou ce sport que l’on ne pratique pas, ou pas assez !… Les mêmes qui nous glissent, pour quelqu’un(e)s, des compléments alimentaires sortis d’une collab’ négociée entre 2 MP, poussant certain(e)s  jusqu’au fameux régime affublé du énième nom de Docteur « pompe ma graisse, pompe mes neurones » !!…

Rajoutez à cela LEURS vies, LEURS expériences, LEURS pathologies, LEURS traumas et nous, qui nous nous égarons dans tout cela, alimentant nos complexes, qui, hélas, pose 3 limites :

1/ Ils ne sont pas forcément adaptés à nos besoins. Ainsi soit-il.

2/ Ils sensibilisent difficilement la partie de la population qui ne se considère pas impactée (et qui parfois peut être en erreur !), alimentant cette grossophobie, encore trop encrée dans notre culture française.

3/ Ils amplifient nos angoisses que l’on « aime » 3x 1000 (digne d’un Marvel) !

En ce sens, et avant de se jeter à écouter ou regarder moult conseils faramineux et de « bien-être », tout en se faisant sauvagement rappelé à l’ordre avant cet été pour notre « summer body » par tous les supports médias, il est avant tout essentiel de se « repositionner » selon les termes préventifs médicaux.

Si nous nous posons des questions de relation entre notre personne et notre corps, il est dès lors judicieux de repartir de la base et de reprendre les définitions exactes : raisons, causes et conséquences du surpoids et de l’obésité en France.

Surpoids et obésité : Les sites recommandés

Pour commencer, nous recommanderons le site de la Caisse Primaire d’assurance maladie (CPAM) ou Sécurité Sociale via son site ameli.fr. Nous y retrouvons ses définitions et recommandations etson calculateur d’indice de masse corporelle (IMC) pour déjà mieux nous situer. Le site rappelle également de toujours nous orienter préalablement auprès d’un professionnel de santé avant de fustiger  notre corps !

Site web de la Sécurité Sociale :

https://bit.ly/3FL2oEe

Par ailleurs, vos organismes mutualistes & assurantiels peuvent également vous apporter des réponses depuis votre espace personnel via des fiches conseils en lien avec des professionnels de santé.

De plus, vous pouvez également vous orienter vers le site du ministère des Solidarités et de la Santé : https://bit.ly/37MauQB

Et enfin, afin d’éviter de surfer sur les nombreux forums médicaux (et bien souvent angoissant), ne surtout pas hésiter à consulter ce que tout bon généraliste à l’ancienne en France a sur son bureau : le VIDAL (rouge ! – véritable bible médicale)

https://www.vidal.fr/maladies/metabolisme-diabete/obesite/que-faire.html

Rappelons-le, les réseaux sociaux peuvent être une mine d’informations et dose de bien être, mais ils ne doivent pas être utilisés au détriment des études sérieuses et médicales pour expliquer les actions de préventions en place ou pour vous orienter dans votre prise en charge, et vous aider à mieux vivre notre surpoids et obésité…

Ou si peu, pourvu que l’on s’aime.

A bon entendeur.

Fabric(E)sther

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